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Héraklion au-delà du musée : marchés, forteresses et plages urbaines
Photo: Wolfgang Moroder · CC BY-SA 3.0

Héraklion au-delà du musée : marchés, forteresses et plages urbaines

Par Easy Crete Transfer Team

La plupart des visiteurs accordent trois heures à Héraklion : musée, Cnossos, déjeuner, départ. La ville mérite mieux. La capitale de la Crète est une vraie ville grecque de 170 000 habitants enveloppée dans quatre kilomètres de remparts vénitiens, avec une forteresse portuaire que l'on peut parcourir de fond en comble, une rue de marché qui nourrit la ville depuis plus d'un siècle, et une scène gastronomique discrètement devenue l'une des meilleures de Grèce. Offrez-lui une nuit ou deux et elle change complètement de caractère une fois les excursionnistes partis.

La forteresse et les remparts

Commencez par le port. La forteresse de Koules garde l'entrée depuis le XVIe siècle, et son intérieur restauré de salles voûtées, de canons et de rampes en pénombre débouche sur un toit-terrasse avec toute la ville derrière vous et, par temps clair, l'île de Dia au large. De là, les remparts vénitiens invitent à la marche ; ils comptent parmi les plus longs remparts urbains de Méditerranée, et la promenade sur leur sommet mène au bastion Martinengo, où l'écrivain Nikos Kazantzakis repose sous une simple croix de pierre et sa propre épitaphe sur le fait de n'espérer rien, de ne rien craindre, d'être libre.

Les marchés et les rues gourmandes

Les étals couverts de la rue 1866 vendent toujours herbes de montagne, fromage graviera, miel et cuir, et le marchandage y reste un sport de participation. Autour de la fontaine aux Lions, où le gouverneur vénitien Morosini fit arriver l'eau dans la ville en 1628, les cafés enchaînent du bougatsa du petit-déjeuner au raki tardif. La vraie gastronomie se joue dans les ruelles entre Daidalou et le marché : des cuisines crétoises modernes qui revisitent les recettes de grand-mère, et des mezedopoleia à l'ancienne où les petites assiettes continuent d'arriver jusqu'à ce que vous capituliez. Commandez ce qui est écrit sur le papier scotché au mur plutôt que ce qui figure sur le menu plastifié.

Musée et palais, dans les règles de l'art

Le musée archéologique abrite pour l'essentiel tout ce que les Minoens ont laissé d'important, des déesses aux serpents au disque de Phaistos, et il récompense quatre-vingt-dix minutes prises lentement. Cnossos est à 20 minutes au sud en bus ou en taxi ; allez-y à l'ouverture ou dans les deux dernières heures pour éviter les foules des croisières. Notre guide dédié à Cnossos et Héraklion couvre les détails pratiques pour combiner les deux.

Des plages à portée de main

Un séjour urbain ici ne signifie pas renoncer à la mer. Ammoudara, à l'ouest de la ville, est une longue étendue de sable avec des bars de plage et une brise estivale régulière que les véliplanchistes apprécient. À l'est, après l'aéroport, Karteros et Amnissos offrent du sable avec des ruines minoennes dans les dunes. Les deux sont à un court trajet en taxi ou en bus local depuis le centre.

La logistique est la plus simple de l'île : l'aéroport est à peine à 15 minutes du centre-ville, les ferries du Pirée et des Cyclades accostent juste sous la forteresse, et les bus rayonnent dans toute la Crète depuis deux gares routières proches du port. Beaucoup de voyageurs encadrent leur séjour en station d'une nuit à Héraklion à l'aller et au retour ; consultez les offres en cours sur notre page des bons plans si vos dates sont flexibles. La ville ne vous charmera pas dans la première heure. Au deuxième soir, quand le raki arrive sans qu'on le demande à la fin du dîner, c'est en général chose faite.

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